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LES CHRONIQUES SEPTUAGÉNAIRES - L 18

19. Langue paternelle, langues mortes, argots, jargon et langues étrangères : ma tour de Babel...


Je suis né dans les locaux de l’hôpital militaire de Neuilly-sur-Seine le 1er janvier 1951, selon ma mère, dans la chambre 11. Je suis techniquement né à Neuilly mais c’est à Nanterre que mes oreilles ont capté les premières conversations autour de moi. En français entre mes parents, avec mes oncle et tante, mais en dialecte de Plaisance (Èmilie-Romagne) lorsqu’on me portait chez Lazzaro et Maria, mes grands-parents.

En italien véhiculaire aussi, lorsque Papa invitait des compatriotes à la maison.

La valse des intonations et des accents ne s’arrêtait pas là. Papa me fit rencontrer des amis ouvriers qui venaient d’Algérie, de Yougoslavie, d’Espagne, mais également d’Alsace, de Normandie, du Pas de Calais ou de Marseille.

Au collège ce fut le tour de l’allemand première langue et du latin, autres logiques, autre syntaxe, mystère des inversions et des participes passés rejetés en fin de phrase. La Guerre des Gaules, les discours de Cicéron, puis l’enchantement brutal des Nixe et des Lorelei, qui me servirent bien peu quand je me mis en quête de cousines germaines et de camarades de jeu.

Nous sommes toutes et tous la résultante mal maitrisée des mots et des verbes que nous devons assimiler pour grandir.

 

LES CHRONIQUES SEPTUAGÉNAIRES - L 17

18 - D'une sélection foirée au Living Theatre ou quand la vie du fils Morisi devient un Grand Magic Circus

Avant d’obtenir un 13,5/20 au bac de Français (grâce à Mallarmé et à son ‘Le Vierge, le Vivace et le Bel aujourd’hui’), je m’étais rendu à l’IREPS du château de Vincennes où était prévue une journée de sélection en vue de la formation de l’équipe de France scolaire 1969/70.

Accompagné d’Alain Chapiteau, mon pote lédonien, nous arrivons sur place et nous nous joignons à la soixantaine de présélectionnés venus de toute la France, parmi lesquels Redon, Mankovski et quelques autres qui ont déjà joué au plus haut niveau et qui feront carrière..

C'est un M. Fournier, le sélectionneur attitré, qui nous reçoit. Quatre équipes sont formées, de mémoire les bleus, les rouges, les jaunes et les blancs, le dernier choix, ceux dont on devine qu'ils seront laissés-pour-compte..

Alain fait partie des jaunes, moi des blancs. Le premier match oppose les bleus (les futurs titulaires ?) aux jaunes. Alain ne se débrouille pas trop mal, je le console, il peut se rattraper..

Quand arrive mon tour avec les blancs...

 

LES CHRONIQUES SEPTUAGÉNAIRES - L - 16

17. FLASH BACK SUR L'ÉTÉ 1968 - Lorsque les corps exultent entre amis fraternels et baisers brûlants


J’ai le souvenir d’une force intérieure immense, d’un geyser d’énergie irradiant jusqu’à la dernière de mes molécules. Sur la lancée de 68 et de ses insolences, il n’allait plus s’agir de passer des examens, de réaliser des prouesses, de jouer au plus haut niveau mais de s’immerger dans un monde formidable et illimité, de le domestiquer, de la conquérir, de s’y fondre tout en laissant une trace et, pour cela, s’affranchir de toutes sortes de conditionnements, à commencer par la sphère familiale.

« Drop out », recommandaient Ginsberg, Cummings, Corso, Ferlinghetti, les poètes de la beat-generation que je venais de découvrir à la librairie Cart, rue Moncey ; auxquels se joindraient Timothy Leary, William Burroughs et les maîtres à dé-penser de la contreculture, dont les incitations antisociales se mêlaient aux provocations d’Hara-Kiri qui deviendrait Charlie Hebdo à la mort du Général, pour faire de moi un carnaval de désirs et de vaticinations à mille lieues du projet de faire carrière sur les terrains de foot et dans la société.

A bien y repenser tout prit un tour décisif au mois d’août 1969...

 

LES CHONIQUES SEPTUAGÉNAIRES - L - 15

16 - 1970-71 : Extension du domaine de la réflexion et extinction d’un rêve, du foot à l’encyclopédisme libertaire...

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L'année de mon entrée en Terminale, les fils de mon scoubidou intérieur croissent et s'emmêlent rendant mon avenir problématique et renvoyant mes rêves de Stade Vélodrome et de San Siro aux calendes grecques.

Il y avait le football, la joie de vivre une époque épique (le flower-power et la mode de l’autostop avaient conquis l’Europe) mais en plus une passion naissante pour l’écriture, stimulée par le prof d’histoire-géo, un humaniste sincère qui deviendrait adjoint au maire ; par Patrick Lehmann, le prof d’anglais qui me fit découvrir l’"Ulysse" de Joyce et m’encouragea à écrire en anglais, et en français,.Sans oublier un étonnant prof de philo, le Père Pastré, abbé marxiste-léniniste qui défroquera et épousera une femme divorcée, d’après ce que je pus en savoir plus tard.

J’ai le souvenir d’une année formidable. L’impression d’avoir poussé une porte et d’entrer dans une caverne d’Ali Baba aux richesses inépuisables. Ah les cours de philo où Pastré noircissait le tableau de nos idées avant de nous aider à les ordonner et à en faire les prémisses d’un discours ou d’un argumentaire... Ah les exposés qu’il distribuait à partir de nos questionnements et qu’il s’agissait de soutenir en classe la semaine suivante — Qu’est-ce que le fascisme, le gaullisme, le communisme, l’anarchisme : sujets sur lequel je me jetai avec délectation grâce aux petits livres Maspero et aux essais de Daniel Guérin, Proudhon, Bakounine, Kropotkine : bases pour une compréhension de la pensée politique et sociale ;

 

 

LES CHRONIQUES SEPTUAGÉNAIRES - L 14

15. Septembre 1968 ou quand le fils de Peppone débarque chez les Maristes


La première fois que j’entendis parler de Besançon c’était sous le nom de Vesontio dans la guerre des Gaules, du temps où j’étais accro à l’Antiquité gréco-romaine. La première fois que je mis les pieds à Besançon (ça ne s’invente pas) c’était dans la bétaillère d’un boucher dont le fils jouait avec moi au FC Dole. La troisième fois c’était avec le Patro SNCF pour une rencontre d’athlétisme. La quatrième accompagné de ma mère avec l’objectif de convaincre un lycée de m’accueillir en dépit de ma mauvaise réputation. La suivante pour rencontrer le Père Supérieur et le Père Préfet de l’institution Saint-Jean dirigée par les pères maristes - 4, Square Castan -, un fleuron de l’éducation privée avec son taux de réussite au BAC frôlant les 100% et un corps professoral laïque et religieux de très haut niveau. Jetant un œil sur mon dossier et sur mes carnets de notes, le conseil de classe tique mais s’appuie sur ce que mes performances ont de positif en lettres, en langues... et en sport. M. Ragonnet, le professeur de math, est alerté par le commissaire Bonnet, le président du RCFC. Ragonnet est une sorte de prototype de Michel Vautrot, le futur quintuple Sifflet d’Or bisontin. Il me connaît, il a arbitré des matchs en sélection où je m’étais illustré. Il se lance le défi de faire de moi un matheux convenable.

Je me rappelle clairement le jour de mes débuts chez les Maristes. Les vacances terminées je m’étais levé à l’aube et après m’être mis sur mon 31 et avoir considéré d’un air perplexe ma coiffure en brosse et ma chemise impeccablement repassée, j’avais prêté une oreille distraite à « Bonjour M. le Maire », la chronique de Pierre Bonte à la radio...

 

SACRÉES RENCONTRES : DANIEL BIZET

Daniel Bizet, l’homme dont il s’agit ci-dessous, ne peut plus vider son verre. La dernière fois qu’il m’a donné signe de vie, c’était au téléphone il y a une vingtaine d’années ; seul avec une vieille amie quelque part dans les Alpes, un flingue à la main, il me demandait s’il devait tirer ou non et sur qui. Quelques mois plus tard, ou était-ce des années, une Doloise amie de sa femme m’apprenait qu’il avait disparu, se suicidant peut-être, quelque part du côté de Bordeaux. Daniel, si tu peux lire ces quelques lignes de là-haut, sache que je suis ému de reparler de toi pour les autres.


L'HOMME QUI MOURUT EN TORÉANT SES MOTS

Le chemin qui mène aux bonnes chapelles est tortueux : « Passez voir mes toiles rue Dragon et demandez Jo de la part de Paul » m’avait fait un marin aux prises avec ses tempêtes intérieures du côté des Goudes, un après-midi de mistral. C’est comme ça que je me retrouve chez Jo et Cécilia, 62, rue du Dragon. Une fresque de Paul le Marin se déploie sur le mur. Dans un coin un gros type aux yeux bleus et au sourire d’enfant griffonne sur son carnet de notes. On se connaît depuis Besançon. La conversation file, un voyage dans le temps s’esquisse.


1964 - El Francès aux Nouvelles Arènes de Marseille

Daniel Bizet a fait les 400 coups. Né à Reims en 1943 de père inconnu et d’une mère femme de chambre, il se souvient du jour où sa famille de quatre enfants s’est installée à Béziers...

 

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